"Guide Michelin France 2009" de Collectif
Oui, je suis d'accord avec vous, vous avez mille fois raisons : le Guide Rouge Michelin est un livre subjectif où votre restaurant préféré n'a certainement pas la place qu'il mérite. Et pourtant, mon Dieu, how shocking, je soutiens que ce livre est d'une très grande utilité ! Pourquoi diantre prendre un tel risque ?
Premièrement, parce que si vous connaissez un guide dont l'objectivité soit garantie, appelez-moi vite que je le lise. L'être humain n'est pas compatible avec le linéaire sinon notre adn serait identique. Paul aime la terrine de lièvre aux truffes alors que Laurence se lèche les babines en imaginant une bonne tranche de foie gras poellée au xérès. La vie est ainsi faite. Donc ne jetons pas la pierre trop vite à cet inspecteur ventru qui mange à longueur d'année.
Deuxièmement, parce que si vous cherchez un restaurant, malgré le peu de texte qui lui soit consacré, vous pouvez être certains que la qualité est en rapport avec le nombre de macarons, de fourchettes et d'étoiles du guide. Autrement dit, j'ai confiance.
Je ne citerai pas, par charité athée, d'autres guides très réputés, où, arrivé sur place, je constate que que la carte affichée à l'extérieur est aussi défraîchie que ce qui se trouve dans mon assiette malgré les louanges très détaillées d'une dizaine de lignes.
Le Guide Rouge Michelin est très sévère et parfois rate une bonne occasion. Mais dans l'ensemble, il n'y pas mieux.
Bon appétit !
Post scriptum :
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Merci d'y jeter un coup d'oeil et de le faire circuler. Vous allez être surpris.
Libellés : Critique Gastronomique, Cuisine, Guide Restaurants

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1 commentaires:
Christophe a bien raison. Cela fait des décennies que j'utilise le Michelin et à part quelques "1 macaron" qui ne méritaient pas cette mention, j'ai rarement été déçu par son classement.
Les Guides sont nécessaires car, contrairement aux Italiens, les Français sont peu exigeants et la cuisine en moyenne s'en ressent. L'International Herald Tribune ne s'y est pas trompé puisque, dans un article du 28 novembre 2008, il a titré "Voulez-vous apprécier un bon repas français ? Alors n'allez surtout pas en France". Je lui donne netièrement raison.
Même le b-a ba est oublié. Si vous commandez une bouteille de vin dans un établissement (sauf dans les grandes maisons), elle vous arrivera ouverte, on vous la plantera sur la table, débrouillez-vous. Le plus souvent ce ne sera pas le bon millésime et quand vous ferez la remarque à la patronne ou au serveur, on vous répondra "c'est la même chose"... Et si le vin était bouchonné ? Et cela arrive pratiquement à tous les coups, même dans les maisons où on mange bien.
Lorsque les fondateurs du Gault et Millau étaient encore là, l'heureux élu devait acheter le bandeau publicitaire qu'il devait afficher sur la façade de son établissement et passer un placard publicitaire dans le périodique.
Je préfère l'anonymat du Michelin et ses critères sur la propreté des lieux et la qualité de l'accueil. Le risque du mauvais repas est trop grand en France aujourd'hui lorsqu'on pousse la porte d'un établissement que l'on ne connaît pas.
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